A Propos

Dans un souci d'objectivité, je me place plus comme un collectionneur ou IconomécanophilIe qu'un utilisateur de ces appareils photographiques. Le contenu technologique de ces matériels m'incite à comprendre le fonctionnement des différents éléments les constituant tels que l'obturateur ou le diaphragme. Dernier point d'intérêt, le côté patrimoine industriel de marques disparues et souvent oubliées.

ORIGINES

Folding-camera.fr - A propos

Volontairement, je ne ferai pas de rappels sur ce qui a précédé l'appareil photographique de type folding. De nombreux sites spécialisés ont bien documenté toutes les évolutions techniques de la photographie au cours des siècles précédents. Cependant, le folding s'inspire bien de la chambre photographique mais à une échelle plus réduite. De plus, il présentait un avantage sur les appareils à plaques : celui de pouvoir les charger en plein jour.

Ils apparaissent vers la fin du XIX siècle et évolueront jusqu'à 1940 pour disparaitre après 1950. En effet, le format 24 x 36 devenu populaire dès 1925 avec le Leica d'Oskar Barnack, supplantera au fil des décennies, les appareils de types folding. Quelques constructeurs dont Kodak avec le Retina ou Demarria-Lapierre avec le Telka-Sport multi-formats feront des foldings 24 x 36.

CONCEPTS GENERAUX

Folding-camera.fr - Concepts généraux

On peut dire que par son encombrement, il s'agit d'un concept ingénieux puisque cet appareil photographique d'un poids raisonnable, pouvait se mettre dans la poche. En format 6 × 9, il offre une vue grand angle mais avec une profondeur de champ extrêmement faible. En effet, la focale habituelle de ces appareils photographiques est d'environ 105 mm. En 24 x 36, c'est déjà un téléobjectif mais le format 6 x 9 est bien plus grand et je serai tenté de dire qu'il offre donc un angle de vue plus important pour une même profondeur de champ. Il y a une quinzaine d'années, résidant encore sur Paris, j'ai voulus restituer des photos de lieux en prenant comme référence d'anciennes cartes postales. Avec un reflex 24 x 36, malgrè l'utilisation de différents objectifs, je n'ai jamais réussi à retrouver les bons cadrages. Ceci dit, beaucoup de tirages de l'époque étaient par contact et il n'est pas certain qu'il y ai eu un recadrage d'adaptation de la vue finale.

Le concept génial cité auparavant a quand même ses inconvénients puisque le soufflet est fixé sur l'objectif qui se déplace sur un rail. En théorie, il ne devrait pas y avoir de problèmes de centrement par rapport au plan du film. Cependant, un jeu même minime de l'objectif sur le rail peut nuire à la qualité finale. Autre aspect à prendre en compte, le vieillissement du soufflet qui peut être source de lumières parasites.

Lorsque l'on parle d'appareil pliant, cela se fait grâce à des ciseaux qui soutiennent et manoeuvrent le support sur lequel repose le rail de l'objectif. Avec le temps, ces articulations arrivent à s'user, se déformer et se séparer ce qui provoque une désolidarisation de la platine soufflet et optique avec le reste de l'appareil.

VISEE

Folding-camera.fr -Visée

Dans les chambres, la visée s'effectuait au travers du verre dépoli qui mis à la place de la plaque, permettait la mise au point puis la mise en plaque pour l'exposition. Pour les premiers foldings, soit un cadre métallique repliable délimitait le champs de visée ou un réflecteur optique fixé sur la platine porte-objectif. Plus tard, de nombreux appareils de type folding ont été équipés de viseurs de type Galilée puis apparurent des systèmes à télémètre plus ou moins performant.  

OBTURATEUR

Folding-camera.fr    Obturateur

Il assure et mesure le passage de la lumière dans l'objectif au moment de l'exposition. Le plus simple des obturateurs est le bouchon d'objectif, dont on ne peut se servir que pour des poses longues. Un des premiers obturateurs fut celui à guillotine, constitué par une longue lamelle de métal perçée d'un trou en son milieu, qui descendait rapidement par son propre poids devant l'objectif en l'obturant avant et après la rencontre des deux ouvertures. Par la suite, on eu l'idée de commander un volet placé devant l'objectif au moyen d'un dispositif pneumatique : poire et tube en caoutchouc. L'inconvénient de ces obturateurs, c'est qu'ils ne pouvaient servir à la prise de vue instantanée

Le problème fut résolu de deux façons : par des obturateurs d'objectifs à lamelles ou rideau et par des obturateurs de plaques.

  • Obturateurs d'objectifs : La meilleur place pour l'obturateur est le plan même du diaphragme entre les lentilles de l'objectif. C'est ce que l'on retrouve sur beaucoup d'appareils à main, l'obturateur (dit obturateur central) est constitué par un certain nombre de lamelles qui s'ouvrent à partir du centre, puis se referment par un mouvement plus ou moins rapide (obturateur à iris). On parlera aussi d'obturateur à rideaux, placé sur l'avant de la chambre de l'apparail photo ce qui permet l'emploi de différents objectifs que l'on charge sans toucher à l'obturateu. Celui-ci est constitué par un rideau opaque interrompu en son centre de façon à laisser un vide rectangulaire et attaché à chaque extrémité par un rouleau. Le rideau s'enroulant alternativement sur l'un ou l'autre rouleau découvre l'objectif au passage de l'ouverture.
  • Obturateurs à plaques : Le principe de ces obturateurs est tout à fait différent : une fente de longueur variable, pratiquée dans toute la largeur d'un rideau, se déplace devant et contre la plaque, et en éclaire successivementles différentes parties. Cet obturateur doit être doublé d'un volet de sécurité masquant l'objectif pendant les périodes de repos et qui s'ouvre automatiquemment au moment où l'on déclenche le rideau

Source : Mémento As de Trèfle

Avant d'utiliser un appareil photographique ancien, si vous possédez le manuel d'utilisation, lisez bien les instructions de mise en service. Certains obturateurs nécessitent d'être armé avant le déclenchement. Au même titre que lors de l'ouverture d'un folding où, il faut être vigilant lors du déploiement du soufflet et ne pas appuyer en même temps sur le déclencheur.